Rencontre avec le chef Zappeur

Chef zappeur engagé et fidèle, Patrick Menais est aux côtés de Solidarité Sida depuis la première Nuit du Zapping : rencontre avec un militant qui met son talent au service de l’association pour faire vivre des instants de rare émotion.

Comment choisissez-vous les extraits du Zapping ?
Le Zapping est une émission d’humeur, une sélection subjective d’une réalité objective. Je me laisse guider par ma propre sensibilité : la colère, l’émotion, le rire, l’indignation, le doute… Il y a des moments forts que j’ai envie de faire partager. Les choix sont sensibles mais aussi factuels ou purement informatifs. Mon rôle est d’essayer de décortiquer ce que la télé nous donne à voir et de permettre au téléspectateur de prendre de la distance avec les images et les événements.

Que pensez-vous du Zapping sur écran géant ?
Ma première Nuit du Zapping a été un véritable choc. C’est une expérience unique qui mérite vraiment d’être vécue. Une expérience d’autant plus surprenante que, à part le foot, il est très rare de regarder la télé en groupe. Là, d’un seul coup, vous recevez des images en masse et collectivement. Cela décuple leur impact et l’émotion qui en découle. Et en plus, on s’y amuse et c’est utile…

Le soir dans votre canapé, vous zappez la télé ?
Non, non. Je la regarde et je prends du plaisir à m’y laisser aller. Il y a quinze ans la télé était un petit snack avec un menu imposé. Aujourd’hui, le principe de la télé, c’est d’entrer dans un fast-food qui vous propose un menu de 10 pages et une multitude de choix. C’est un nouvel usage et ça s’apprend. Et je crois qu’il ne faut pas aller contre les mouvements de son époque en les rejetant en bloc mais plutôt les prendre avec recul tout en gardant un œil critique.

Vous êtes aux côtés de Solidarité Sida depuis le début, comment a démarré l’aventure ?
Je fais partie de ce qu’on appelle la « génération sida » et nous avons traversé des années difficiles. À l’époque, la prévention et la communication n’étaient pas terribles, elles s’adressaient aux gens de façon très institutionnelle. Lorsque Luc (Luc Barruet, directeur-fondateur) m’a parlé de son projet, il a su trouver les mots et débordait d’une véritable énergie positive. Solidarité Sida, en faisant le pari de parler à des milliers de jeunes, répondait à un réel besoin. Et puis il y avait l’adhésion d’Antoine de Caunes au projet : Solidarité Sida, c’est un tout.

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